Connaître ces non-usagers et leurs représentations permet de mieux comprendre comment appréhender la notion de valeur des bibliothèques et d'en apprécier l'impact sur cette fraction de la population française qui en paraît éloignée.

Cette enquête quantitative donne des clés de compréhension du "non-public", représentant 60% des personnes interrogées lors de l'étude Publics et usages des bibliothèques municipales en 2016. Elle pointe notamment que la fréquentation d'une bibliothèque n'est pas lissée à l'échelle d'une vie et que l'âge est un facteur prépondérant dans l'usage ou le non-usage de ces équipements. Ainsi, les jeunes générations fréquentent assidûment les bibliothèques quand on note des décrochages par la suite, notamment à partir de 50 ans et s'accentuant après 70 ans.

En cause, le manque de temps, la préférence pour Internet, l'inadaptation des horaires d'ouverture aux disponibilités des personnes, mais surtout une méconnaissance de l'offre des bibliothèques. L'effet d'âge se combine en outre à l'effet de catégorie socio-professionnelle et les non-usagers sont en majorité des personnes de 50 ans et plus appartenant aux catégories les moins élevées.

Malgré tout, les non-usagers plébiscitent ces équipements et réaffirment la légitimité des bibliothèques. De quoi avoir de l'espoir et de la motivation pour les faire venir !

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