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A Apocalypse couvQuand Moz rencontre Pearl, c’est en voulant rattraper une guitare Fender de 1975 aux clefs en or, qu’une folle vient de jeter de sa fenêtre. Cet été là, New-York se transforme petit à petit en dépotoir, les ordures s’amoncellent, les gens deviennent fous et violents ou disparaissent mystérieusement, des hordes de rats sortent des égouts, d’où jaillit par moment une eau noire et nauséabonde.

C’est dans ce climat malsain que Moz et Pearl montent un groupe de rock en y adjoignant chacun son meilleur ami, le doux Zahler pour Moz et la fantomatique chanteuse Minerva pour Pearl. Ils seront bientôt rejoints par Alana Ray, batteuse de rue sur pots de peinture de son état, et accessoirement psychotique en voie de guérison.

Ceux-là veulent devenir célèbres bien que leur environnement quotidien dégénère progressivement. Ils arrivent à s’intégrer au New Sound, mouvement musical troublant mené par le non moins inquiétant Astor Michaels, et jouer un rock hypnotique, psychédélique et chamanique en diable. Mais si l’osmose musicale du groupe est parfaite, il n’en est pas de même entre ses membres.

 

Pearl n’a d’yeux que pour Moz, qui lui se sent beaucoup plus attiré par Minerva. Alana Ray doit gérer de nouvelles crises hallucinatoires générées par le New Sound. Quant à Zahler, il se sent exclu car il se rend bien compte qu’il est le seul des cinq à ne pas être un génie de la musique. Et puis, quelle est donc cette maladie qui frappent Minerva, qui l’oblige à rester cloitrée dans le noir, lui fait adorer la viande crue et transforme ses dents en crocs acérés ? D’où lui viennent ces étranges paroles chantées dans une langue inconnue ? Alana Ray est-elle sujette à des crises psychotiques ou est-elle en fait douée de perceptions extra-sensorielles ?

Roman à cinq voix, puisque chaque personnage est narrateur à tour de rôle, A-Apocalypse fait suite ou plutôt complète V-Virus (paru en 2007), mais les héros de ce dernier deviennent ici des personnages secondaires, et chacun des livres peut se lire indépendamment de l’autre. Scott Westerfeld revisite le mythe des vampires d’une manière originale, en faisant du vampirisme une maladie virale et en y accolant l’histoire de la peste et les scènes de désolation qui en résultent.

A-Apocalypse est comme l’indique son sous-titre, une histoire de fin du monde sous influence rock, où les créations des titres du groupe servent à la fois des descriptions fouillées de cette musique et sont le liant d’une histoire où le danger vient du plus profond de la terre.

Attention à ne pas vous faire manger, car ici les vampires ne font pas que mordre.

A partir de 12 ans.

Erwan

A-Apocalypse ; bande-son pour fin du monde / Scott Westerfeld – Milan – (Macadam), 2008.

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