Fil de navigation

PolygondwanalandLe rock progressif se réveillerait-il après une mise en sommeil où seuls quelques mordus du genre animaient ses rêves ?

4ème album du groupe pour l’année 2017, (ils en sortiront 5 en tout), et donc 12ème disque depuis leur 1er en 2012, c’est aussi le seul paru en téléchargement libre, avec pour unique justification du groupe : "Nous ne possédons pas cet enregistrement. Il est à vous. Allez-y, partagez, profitez." C’est audacieux, surtout pour unalbum qui résume le style de l’ensemble de leur courte, foisonnante et intense carrière.

Car si la ligne mélodique directrice est sérieusement inspirée du phrasé hypnotique de l’œuvre du groupe de métal progressif TOOL, la diversité des sonorités, tant au niveau des percussions que des ajouts ponctuels d’instruments particuliers (flutes ou guitares ancienne et classique par exemple) font qu’on retrouve cette patte unique en richesse musicale de ce groupe Australien.

King Gizzard & the Lizard Wizard a réussi l’exploit d’adapter à toutes les oreilles un disque pourtant ardu sans vulgariser son propos. Polygondwanaland démocratiserait-il un rock progressif aujourd’hui confidentiel ?

Erwann

Polygondwanaland / King Gizzard & the Lizard Wizard, Heavenly Recordings, 2018.

Dans notre catalogue