Fil de navigation

Cinédoc

Le cinédoc : nos films documentaires préférés

affiche-plogoff-garrecIl fut un temps où il n’était pas de mise que des riverains en colère se battent pour ne pas voir l’installation d’éoliennes dans leur périmètre. Il fut un temps où c’était le nucléaire qui irritait l’épiderme des bretons.

Durant les six semaines les plus agitées de l’année 1980, Nicole et Félix Le Garrec ont suivi la population de Plogoff, en lutte depuis 1975 contre la construction d’une centrale nucléaire sur leur côte, à la Pointe du Raz. C’est toute une époque où naissait une certaine conscience écologique qui est ici dévoilée, à partir de témoignages individuels, de photos et de films de répressions des CRS sur les manifestations.

Plus que la violence étatique, c’est la détermination de la population et son organisation basée sur un sens commun populaire sans véritable hiérarchie qui force ici l’attention et l’admiration. Les manifestants de Plogoff auront eu gain de cause. Leur donne-t-on raison aujourd’hui ?

 

Erwan

459979Qu’ont en commun Chagall, Léger, Matisse, Renoir, Dali et Picasso ? Ils ont tous été imités par Guy Ribes, faussaire de génie et voyou à l’ancienne.

Jean-Luc Léon dresse un portrait de cet homme hallucinant, vrai artiste imitant à la perfection les plus grands ; vrai escroc, aussi, qui a inondé pendant 30 ans le marché de l’art avec de faux tableaux certifiés authentiques. Ce documentaire, digne d’un scénario de série noire retrace sa vie, décrit ses méthodes d’escroquerie, mais aussi les secrets de fabrication des plus grands peindre, gestes et visions d’artistes : témoignages des enquêteurs et des victimes s’opposent à la gouaille de Guy Ribes et à son coup de pinceau fabuleux.

Ce film pose aussi la question de l’authenticité : où est la limite entre le vrai et le faux, quand le faux est certifié et créée autant d’émotion qu’un vrai ?

 

Anne-Cécile

commentg

Bienvenue dans un monde parallèle, un monde étrange, peuplé d’êtres au langage incompréhensible et au regard vague ; un monde qu’on a tous frôlé mais que peu réussissent à vraiment comprendre : le monde des Mathématiques ! Pour qui en a souffert toute sa scolarité, le titre est alléchant. Le contenu est, lui, surprenant et passionnant.

En suivant Cédric Villani (médaille Fields 2010, l’équivalent du prix Nobel de mathématiques), François Sauvageot (prof de maths en lycée) ou Jim Simons (qualifié par le Wall Street Journal de meilleur trader du monde), Olivier Peyon réussit le challenge de rendre accessible et poétique l’univers des matheux. C’est une manière de voir la beauté du monde comme on admire un tableau, les mathématiques comme clé et langage universel. Si tout est mathématique (Google, la pente d’un toboggan, les subprimes ou la couture d’une robe),  le message de ce documentaire est humaniste : il faut s’arrêter pour réfléchir et penser par soi-même, tout remettre en question, toujours. Y compris dans la manière d’enseigner les maths !

 

Anne-Cécile

avecdede

« Ca s’ra plus simple de faire simple » (Dédé)

Dédé c’est une espèce de géant avec une démarche dégingandée, un peu gaffeur. Forcément quand il se bat avec un mégaphone, ça donne envie de rire. Tant mieux. J’ai beaucoup souri avec Dédé, et c’est plutôt plaisant. En plus c’est un type sympathique, touchant, plein de gentillesse.

Mais surtout, c’est un musicien. Quand Dédé joue de sa bombarde ou qu’il chante, le sourire laisse place à l’admiration. On a juste envie d’applaudir. Parce que c’est un sacré musicien Dédé, passionné, généreux. Le spectateur profite de grande plage de musique qui donne juste envie d’aller emprunter un cd (merci  Mr le réalisateur !).

Il y a des gens tout simples, comme ça, qui pourtant sortent complètement de l’ordinaire. André Le Meut en fait partie.

 

Françoise

Sous-catégories

Retrouvez ici toutes les thématiques traitées depuis 2010. Les mallettes ne sont plus constituées mais vous pouvez toujours les constituer par vous même en réservant ces films.