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Cinédoc

Le cinédoc : nos films documentaires préférés

3213721974, cinq groupes d’activistes antifascistes et anarchistes de Toulouse et Paris s’unissent pour fonder le Groupement d’Action Révolutionnaire Internationaliste (G.A.R .I.)

Leur but, mener des actions (sous-entendu illégales et terroristes) afin de faire libérer les prisonniers politiques du régime Franquiste et de lutter contre celui-ci. C’est ainsi qu’ils enlèvent Balthazar Suarez, PDG espagnol d’une banque de Bilbao située à Paris.

Les principaux acteurs de cet enlèvement témoignent ici de son organisation, de sa réalisation jusqu’à son dénouement. Amateurisme et combats d’activistes, violence de l’acte et volonté de justice, ce sont ces paradoxes que les protagonistes ont la franchise d’exposer. Le spectateur est constamment tiraillé entre l’empathie et le dégoût envers ces gauchistes qui souvent pour la première fois, à part un certain Jean-Marc Rouillan, passent du côté de l’action terroriste.

Heureusement, cet enlèvement aura un dénouement heureux pour l’otage. Et c’est bien parce le G.A.R.I. a su ne pas tomber dans la violence aveugle que nous les avons oublié aujourd’hui. C’est pourquoi ce documentaire est indispensable à se souvenir de la petite histoire dans la grande de cette époque.

Erwan

venerableWRencontre avec un moine haineux.

En Birmanie, le bouddhisme est partout, les moines y sont respectés car chaque homme passe un temps de sa vie en tant que moine.

Dans ce pays vit un moine prédicateur aux idées nationalistes, racistes et violentes mais nul ou presque ne soulève le paradoxe de sa fonction et de ses discours.

Ici un peuple est chassé pour sa religion : les musulmans Rohingyas.

Barbet Schroeder s'est intéressé à ce personnage car au même moment en France une candidate à la présidentielle à un discours semblable. Il en retire un film saisissant au constat terrifiant.

A méditer !

 

Laurent

avoixhauteTrente jours de préparation au concours Eloquencia auquel participent une poignée d’étudiants de Saint-Denis. Un sujet en apparence plutôt rébarbatif…

Il s’agit donc pour eux d’apprendre à s’exprimer devant un public, pour dire ce qui est important, pour SE dire. Et c’est là que ça devient intéressant : comment la parole permet-elle de prendre le pouvoir ? Comment réussir à exprimer ce qu’on est ? Qu’ont-ils à dire de si important ? Filles et garçons de toutes les couleurs, de toutes les origines, de toutes les religions : ils ont tellement de choses à dire, de belles choses. Ce film érige la parole comme sport de combat, dans le respect, l’écoute et la bienveillance, mais aussi comme une clé qui permet d’ouvrir toutes les portes.

C’est passionnant et très drôle. C’est plein d’espoir aussi, sur une jeunesse trop souvent mal-vue et qui pourtant se bat pour ses idéaux.

 

Anne-Cécile

9036G. Rosi a passé 3 ans auprès d’un groupe de marginaux vivant dans le désert californien.  Attention, ce film n’est pas un énième documentaire sur les laissés pour compte du rêve américain. Rosi ne s’intéresse pas aux conditions de vie de sdf, mais bien à des individus plus ou moins cabossés par la vie.

 

Cyndi, Lily, Wayne… six personnes en tout vont se dévoiler peu à peu devant la caméra, dans un panel d’émotions : poésie, angoisse, humour, tristesse, volupté… Plus le film avance, plus on s’attache à ce groupe de paumés. Pas de plans misérabilistes, pas de voyeurisme ou de scènes gnangnan, mais de l’humain à l’état brut. C’est la force et la beauté de ce documentaire.

Gianfranco Rosi est un réalisateur de talent qui réussit à nous investir complètement dans le quotidien de ces marginaux. La fin du film m’a laissé une sensation de « pas assez », une frustration de ne pas savoir ce que ces gens deviennent.

 

Françoise

duneLe parcours de création d'une oeuvre artistique est parfois douloureux !

Des films bien avancés sont arrêtés souvent à cause de coût faramineux : L'enfer de Clouzot, Don Quichotte de Terry Gilliam ou encore le Napoléon de Kubrick.

Frank Pavich revient sur le projet d'adaptation du roman de Frank Herbert "Dune" par Alejandro Jodorowsky.

Nous sommes en 1975 et "Jodo" a réalisé deux films  estampillés "psychédéliques" qui ont eu un succès d'estime en Europe. Soutenu par Michel Seydoux, producteur, il se lance dans ce projet au casting exceptionnel : Pink Floyd pour la musique, Moebius pour l'image, Dali, Mick Jagger, Orson Welles...

L'histoire de ce projet est passionnante, le travail réalisé est incroyable et on se dit que ce film avorté aurait peut-être changé l'histoire du cinéma. Rien que ça !

 

Laurent

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