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Larchipel des ames en peineNous sommes à Vorkuta, en pleine toundra désertique, à 40 heures de train de Moscou.
Le documentaire de Pablo Salaün et Nico Peltier captent l'attention pour deux raisons. D'abord l'intérêt historique et sociétal du film : témoignages précieux de temps révolus, sur le goulag, la déportation, mais aussi la gloire de l'ère communiste quand la ville était prospère.

Cependant depuis la chute du soviétisme Vorkuta n'en finit plus de mourir.
Et puis il y a l'ambiance de ce documentaire. Une ambiance de fin du monde. Les plans fixent nous immergent dans le silence, l'ennui et la crasse. Le noir du charbon et des immeubles plus ou moins en ruine tranchent sur le blanc envahissant de la neige. Chaque témoignage parle de nostalgie et de mélancolie, d'envie de départ sans cesse repoussé et de souvenirs auxquels on s'accroche.

Curieusement il se dégage de tout ça une incontestable poésie, une sorte d'hypnose qui nous immerge dans cette lente agonie. Vorkuta ressemble à une ville fantôme en devenir et cela a quelque chose de fascinant. Contre toute attente, dépaysement garanti ...


Françoise

Pour aller plus loin :

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