9036G. Rosi a passé 3 ans auprès d’un groupe de marginaux vivant dans le désert californien.  Attention, ce film n’est pas un énième documentaire sur les laissés pour compte du rêve américain. Rosi ne s’intéresse pas aux conditions de vie de sdf, mais bien à des individus plus ou moins cabossés par la vie.

 

Cyndi, Lily, Wayne… six personnes en tout vont se dévoiler peu à peu devant la caméra, dans un panel d’émotions : poésie, angoisse, humour, tristesse, volupté… Plus le film avance, plus on s’attache à ce groupe de paumés. Pas de plans misérabilistes, pas de voyeurisme ou de scènes gnangnan, mais de l’humain à l’état brut. C’est la force et la beauté de ce documentaire.

Gianfranco Rosi est un réalisateur de talent qui réussit à nous investir complètement dans le quotidien de ces marginaux. La fin du film m’a laissé une sensation de « pas assez », une frustration de ne pas savoir ce que ces gens deviennent.

 

Françoise

Pour aller plus loin : Gianfranco Rosi sur Wikipédia

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