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Edmond un portrait de Baudoin

La vie d’Edmond Baudoin ressemble à son coup de pinceau ; libre et foisonnante.

Car comment qualifier cet homme rêveur et passionné du trait ? L’amour et le rapport à la nature dominent sa vie et nourrissent son graphisme, lui un des pionniers de la bande-dessinée moderne qu’il oriente souvent vers l’introspection. Ici pas de ligne claire ou de « petits Mickey », le film est à l’image de l’œuvre de l’homme, rythmé par les images du passé et la volonté d’être pleinement dans l’instant et le présent.

Le film montre un homme animé par des tensions paisibles et un calme qui réprime une agitation intérieure, le trait de l’artiste est bien sûr à son image. Tout comme son coup de pinceau géant qui accompagne de sa trace abstraite éphémère, car uniquement ondine, la danse de sa compagne sur l’asphalte.

Edmond, un portrait de Baudoin, est un film si intime qu’il en est parfois limite dérangeant. Mais ce voyeurisme du spectateur n’est jamais impoli, car il est par exemple sauvé par les douces fulgurances de portraits aux traits fragiles et sur le vif qu’il réalise à la demande innocente d’enfants de son village, ou quand dans une classe, il arrive à bruiter ses dessins.

Erwan

 

Pour en savoir plus : une critique plus détaillée du film

http://www.avoir-alire.com/edmond-un-portrait-de-baudoin-la-critique-du-film

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