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Cinédoc

Le cinédoc : nos films documentaires préférés

Larchipel des ames en peineNous sommes à Vorkuta, en pleine toundra désertique, à 40 heures de train de Moscou.
Le documentaire de Pablo Salaün et Nico Peltier captent l'attention pour deux raisons. D'abord l'intérêt historique et sociétal du film : témoignages précieux de temps révolus, sur le goulag, la déportation, mais aussi la gloire de l'ère communiste quand la ville était prospère.

Cependant depuis la chute du soviétisme Vorkuta n'en finit plus de mourir.
Et puis il y a l'ambiance de ce documentaire. Une ambiance de fin du monde. Les plans fixent nous immergent dans le silence, l'ennui et la crasse. Le noir du charbon et des immeubles plus ou moins en ruine tranchent sur le blanc envahissant de la neige. Chaque témoignage parle de nostalgie et de mélancolie, d'envie de départ sans cesse repoussé et de souvenirs auxquels on s'accroche.

Curieusement il se dégage de tout ça une incontestable poésie, une sorte d'hypnose qui nous immerge dans cette lente agonie. Vorkuta ressemble à une ville fantôme en devenir et cela a quelque chose de fascinant. Contre toute attente, dépaysement garanti ...


Françoise

silenceradio jaq bigLe pouvoir des ondes !

Valéry Rosier s'est intéressé à une radio associative picarde qui existe depuis 1983.

Radio Puisaleine, c'est son nom, cultive le lien avec ses auditeurs par une approche conviviale de la radio. Dédicaces, musiques rétro, voyance, bonne humeur sont au programme !

Le réalisateur dresse ainsi de beaux portraits d'auditeurs pour qui la radio permet de lutter contre la solitude. On notera particulièrement la mise en scène très touchante. Ce film a remporté de nombreux prix.

 

Laurent

bellevieDouble coup de cœur pour ce Cinédoc ! Le film documentaire « La belle vie » est un moyen métrage (58 minutes) tiré de la websérie documentaire « La bande du skate-park » (8 épisodes de 6 minutes).

 Que font les ados quand ils ne sont ni au collège, ni à la maison ? Marion Gervais a suivi pendant 10 mois une bande de potes de 13 à 15 ans, près de St Malo. Entre ennui et baignades, ils dévalent les rues du village en skate, philosophent et se soutiennent pour apprendre à vivre leur vie. Ces p’tits gars sont malicieux, impétueux et libres. Les filles, les parents, l’avenir ; ils portent sur eux-mêmes un regard lucide et plein d’espoirs. Ils rêvent d’aller à Barcelone, « la capitale du skate »…

 Un portrait tendre et touchant.

 Anne-Cécile

polemploiBienvenue en Seine Saint-Denis, dans une agence de pôle-emploi. Pas de commentaires, ni d’interviews ; juste une caméra qui filme le quotidien des employés.

Les images parlent d’elles-mêmes. Effectivement, ça ne fonctionne pas très bien, mais là on comprend mieux pourquoi. Les priorités ? Faire du chiffre, obéir aux directives politiques et aux services de communication… Eventuellement trouver du travail là où il n’y en a pas. Et des employés qui font ce qu’ils peuvent, comme ils peuvent, entre consignes incompréhensibles, procédures inapplicables et logiciel qui bugge.

Un documentaire certes assez peu réjouissant, mais essentiel pour comprendre la galère quotidienne vécue par les employés et donc les usagers. Pour les amateurs de littérature, il reste un aspect positif du système Pôle-Emploi : le côté kafkaïen de l’affaire.

 

Françoise

3213721974, cinq groupes d’activistes antifascistes et anarchistes de Toulouse et Paris s’unissent pour fonder le Groupement d’Action Révolutionnaire Internationaliste (G.A.R .I.)

Leur but, mener des actions (sous-entendu illégales et terroristes) afin de faire libérer les prisonniers politiques du régime Franquiste et de lutter contre celui-ci. C’est ainsi qu’ils enlèvent Balthazar Suarez, PDG espagnol d’une banque de Bilbao située à Paris.

Les principaux acteurs de cet enlèvement témoignent ici de son organisation, de sa réalisation jusqu’à son dénouement. Amateurisme et combats d’activistes, violence de l’acte et volonté de justice, ce sont ces paradoxes que les protagonistes ont la franchise d’exposer. Le spectateur est constamment tiraillé entre l’empathie et le dégoût envers ces gauchistes qui souvent pour la première fois, à part un certain Jean-Marc Rouillan, passent du côté de l’action terroriste.

Heureusement, cet enlèvement aura un dénouement heureux pour l’otage. Et c’est bien parce le G.A.R.I. a su ne pas tomber dans la violence aveugle que nous les avons oublié aujourd’hui. C’est pourquoi ce documentaire est indispensable à se souvenir de la petite histoire dans la grande de cette époque.

Erwan

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