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Il est illégal de lire un album dans son intégralité et de le diffuser sans avoir préalablement obtenu l'autorisation du détenteur de droits (en général l'éditeur, parfois l'auteur en fonction du contrat),

La réponse de La Société civile des éditeurs de langue française (SCELF) va dans ce sens :

"Il incombe à toute personne qui souhaiterait filmer une lecture d'en faire préalablement la demande auprès de l'éditeur. Ce dernier donne en général son accord sans contrepartie financière et pour peu que l'auteur et l'éditeur soient cités. Mais cette étape est nécessaire. Par contre, les éditeurs sont possiblement surchargés de ce type de demande et peuvent tarder à répondre..."

Cela dit, dans le cas du confinement, de nombreuses médiathèques le proposent sur les réseaux sociaux mais avec une phrase sur le droit qui leur a été accordé, et bien souvent une mention "cette vidéo sera supprimée à la fin du confinement", certainement demandée par l'éditeur également.

Si les démarches peuvent paraître compliquées ou trop longues à mettre en place, on peut aussi utiliser des œuvres tombées dans le domaine public, ou relayer des vidéos de lectures offertes par des bibliothécaires et des libraires qui ont obtenu les autorisations nécessaires, ou d'auteurs et d'éditeurs qui proposent une lecture de leur propres livres (souvent sur les réseaux sociaux).

Il faut noter que la lecture en médiathèque dans le cadre d'une heure du conte est soumise à une autorisation différente :

https://www.banquedesterritoires.fr/les-bibliotheques-ne-paieront-finalement-pas-de-droit-de-representation-des-oeuvres-au-moins